Solar Décathlon – Se Reposer

La Mariée Japonaise

Contexte :

Sur les plans du site du Solar Decathlon 2014, fût placé une série d’espaces de repos, certains petits, d’autres plus grands. Notre école a été commanditée pour construire deux tels espaces, de taille moyenne, où les visiteurs pourraient s’allonger ou s’asseoir, et où les décathlètes pourraient jouer de la musiquer ou venir manger le soir.

Sujet :

Notre but pour ce projet était d’offrir un espace de repos unique avec un design marquant et une architecture efficace. Nous devions commander nous-même les matériaux, avec un budget limité à 5000€ (incluant le transport), pour ensuite construire/assembler/démonter/ranger l’ensemble de la structure en seulement cinq jours. À 12, et avec très peu d’expérience en construction, ceci impliqua énormément de préparation et de calculs.

Projet :

L’aspect général du projet est basé sur les idées d’un autre étudiant, qui avait dessiné un espace rectangulaire fortement inspiré des maisons de thé japonaises. Malgré le fait que son projet initial ressemble beaucoup au projet final, la structure qu’il avait envisagé était bien trop fine et fragile pour supporter une toiture assez massive. Cependant, nous nous sommes tous immédiatement mis d’accord pour conserver la forme générale et l’élégance du projet. Le rapport entre une toiture qui apparait comme un objet massif en lévitation depuis l’extérieur, et une fois dedans se révèle être légère et flottante au vent, serai parfaite pour attirer l’attention tout en offrant un lieu serein et isolé aux visiteurs.

Le problème majeur avec ce projet était de trouver comment montrer aussi peu de structure que possible depuis l’extérieur, tout en restant assez léger. En faisant des recherches sur les méthodes de construction japonaises, nous sommes arrivés à une solution qui utilise uniquement la friction et la multiplication de profils fins pour assurer le contreventement. Ceci nous permettait aussi de démonter facilement le projet, puisqu’il n’y avait besoin ni de vis, ni de clous, ni-même de colle.

Au cours de la deuxième moitié du projet, j’ai été mis en charge de trouver une solution pour les larges panneaux blancs en façade : ils devaient rester aussi légers que possible tout en restant rigides et capables de résister aux intempéries. Comme l’édifice ne serai en place que trois semaines, nous avons immédiatement opté pour une peinture blanche de finition extérieure pour protéger les panneaux, puisqu’il sera i alors très facile de réparer d’éventuels défauts advenus lors du transport. Mais la manière d’assembler les panneaux eux-mêmes fût un peu plus problématique : nous avons finis par créer une série de cadres en bois légers et les contreventer avec de fines plaques de contreplaqué. les panneaux étaient assez fragiles, mais le rapport entre la rigidité et le poids était parfait. Nous avons ensuite glissés de courtes sections de madriers dans les montants de notre structure, et insérés des pièces métalliques fixées aux panneaux dedans pour fixer les panneaux.De devoir imaginer des méthodes pour simplifier la construction et réduire son coût a fortement influencé notre manière de faire ce projet. Sur plus d’un point, ces restrictions ont permis une expérience bien plus intéressante que lors de mes projets précédents et m’ont permis une bien meilleure compréhension des relations possibles entre architecture et ingénierie.

Malgré la petite échelle du projet et un potentiel créatif un peu réduit, l’acte de fabriquer soi-même un édifice nous a permit de nous rendre bien mieux compte des failles et des qualités de nos plans. Cette expérience a été extrêmement formatrice. J’espère pouvoir prendre à nouveau part à ce genre de projet par la suite.

Cette entrée a été postée en 2014. Mettre le permalien en marquepage.